Comment défendre sa réputation : une question de confiance
Juin26

Comment défendre sa réputation : une question de confiance

Avoir une bonne réputation est-elle une fin en soi ? Bien que nous pensons qu'il soit indispensable pour une entreprise de tout mettre en oeuvre pour avoir la meilleure réputation possible, la réputation ne reste qu'un "moyen" et non un "objectif". Derrière les enjeux de réputation apparaîssent un objectif vital : la "confiance". La confiance est au coeur de l'ensemble des relations qui rythment les sociétés : confiance dans l'entreprise pour y investir, dans ses produits pour les acheter, dans ses valeurs pour y adhérer, dans ses collaborateurs et partenaires pour y travailler… Au-delà de la réputation, c'est bien la confiance que doivent gagner les entreprises auprès de leurs parties prenantes. La revue Constructif nous a sollicités pour participer à son dernier numéro traitant de la "Criminalité économique : quelles parades ?" (n° 38 – juillet 2014) . Il s'agissait d'aborder les atteintes à la réputation des entreprises et comment ces dernières peuvent s'en prémunir. Il convient de saluer la vision globale de cette revue qui aborde les risques de l'entreprises sous de nombreux angles complémentaires. Lire l'article complet Défendre sa réputation : une question de confiance ​Vous souhaitez nous consulter pour plus d’information ? Cliquez...

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Entre autorité et expertise : qu’est-ce que la véritable influence ?
Avr24

Entre autorité et expertise : qu’est-ce que la véritable influence ?

Dans le contexte de l’engagement digital, les influenceurs sont l’objet d’un important pan de la littérature marketing. L’identification des influenceurs et leur cartographie est en effet une étape indispensable à l’appréhension de ses audiences. Références incontournables pour certains, relais de produits, de marques et de valeurs pour d’autres, le spécialiste du monde digital Daniel Newman se penche sur les spécificités de l’influenceur sous l’angle de l’expertise. Expertise digitale Une question pertinente de son raisonnement consiste à s’interroger sur la déclinaison digitale de l’expertise. Dans le monde 2.0, comment se traduisent et s’expriment la connaissance et la compréhension avancées d’une problématique ? Comment reconnaitre l’expert et quels sont les critères à retenir pour ce faire ? L’auteur rappelle que certaines entreprises comme Cisco ont mis en place des cursus de formation permettant d’acquérir le grade d’expert reconnaissant ainsi l’acquisition de grandes et importantes connaissances techniques. Dans ce cas, la reconnaissance de l’expert est objective : examen écrit et cas pratiques sont des épreuves sanctionnant la qualification des candidats au grade d’expert. Dans le contexte de l’influence digitale, l’expertise est une notion autrement plus subjective : beaucoup de simples commentateurs ne disposent pas de la technicité, rigueur analytique et connaissance pourtant inhérentes à la maitrise d’un sujet. La notion d’influenceur et d’expert est d’ailleurs plus large. Daniel Newman propose quelques pistes de qualification mais nous pouvons aller plus loin en s’essayant à une nomenclature descriptive des éléments clefs à aborder dans la caractérisation d’un émetteur. Qualification d'une source Légitimité : caractère de ce qui est fondé en droit et en justice (dictionnaire Larousse). Pourtant la légitimité est une notion plus large que la légalité, conforme aux lois, à la réglementation. La légitimité peut être le préalable de la crédibilité, cette dernière n’en découlant pas naturellement. Un individu diplômé en physique est légitime s’il disserte sur l’univers. Mais selon la teneur de ses propos, sa crédibilité peut être discutée. Crédibilité : caractère de quelque chose qui peut être cru, de ce qui est digne de confiance (dictionnaire Larousse). La crédibilité implique la notion de fiabilité, de vraisemblance, de plausibilité. La crédibilité peut découler de l’expérience, de la durée consacrée à traiter un sujet avec honnêteté intellectuelle menant à sa maitrise. La fiabilité et la régularité d’un émetteur partageant son savoir et son expérience participent à la construction de la crédibilité. La crédibilité est le préalable de la confiance qui n’en découle pas naturellement. Un blog sur la physique tenu par un professeur de physique est crédible. Mais sa notoriété peut être plus ou moins importante. Notoriété : caractère de ce qui est connu d’un grand nombre de personne (dictionnaire Larousse). La notoriété implique la renommée et la réputation, bonne...

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Transmission de valeurs et liens de confiance : comprendre son public
Fév14

Transmission de valeurs et liens de confiance : comprendre son public

Le 27 février 2014, le cabinet d’affaires publiques MHP va organiser un petit déjeuner dont l’objet sera de considérer les opportunités du monde digital en vue des élections générales de 2015 (élection des députés britanniques à la Chambre des communes et nomination du leader du parti vainqueur au poste de premier ministre). L’évènement réunira plusieurs experts de l’engagement politique digital, dont le conseiller numérique du parti travailliste, pour le moment en tête dans les sondages. Un des enjeux pour les partis en lice est de tirer parti des formidables expériences que sont les campagnes de Barack Obama, notamment en termes de mobilisation et d’implication des communautés et de ne surtout pas reproduire les erreurs du parti républicain qui n’avait pas su comprendre l’importance d’une telle dynamique sociale, notamment en ce qui concerne l’électorat jeune et connecté. L’importance ainsi accordée par le monde politique aux sphères numériques est concomitante avec l’émergence de la notion de citoyenneté digitale, qui encourage les comportements sociaux vertueux (environnementaux, civiques etc.) à l’échelle locale, qu'elle soit individuelle ou communautaire. Le succès de l’expression politique dans le monde digital repose d'ailleurs sur sa capacité à prendre en compte, à reconnaitre et à établir un lien de confiance avec les manifestations de cette citoyenneté digitale, même si la frontière entre engagement digital et réel reste brouillée. Pour les décideurs, le préalable à la mise en place d’opérations de connexion entre l’expression politique et ses récipiendaires, à savoir les communautés citoyennes digitales est la compréhension et la caractérisation de ces derniers. Ceci doit par conséquent mener à s’interroger sur la définition et le périmètre de la notion de citoyenneté digitale. Danya Braunstein, psychologue et consultante media s’est intéressée à ces éléments. Sa réflexion porte notamment sur la caractérisation des valeurs et par conséquent des comportements vertueux et du contexte éducatif associé à la transmission de tels schémas comportementaux. Braunstein fait référence aux travaux de Sanford L. Drob pour qui l’expression de valeurs est universelle dans le sens où l’être humain en général est animé par un référentiel de valeurs. Référentiel de valeurs qui pourra pourtant différer selon la culture, la génération ou la communauté considérée. Evidemment, ces éléments de réflexion ne se limitent pas au monde politique. Ils sont récurrents à chaque tentative de création d’un lien de confiance entre un émetteur (politiques, entités économiques etc.) et un récepteur (électeurs, consommateurs et autres publics). Par conséquent, la situation peut être transposée au monde corporate de l’entreprise. Dans le cas de l’entreprise, il est intéressant de considérer ces notions à l’aune d’une récente étude de l’université Ludwig Maximilian de Munich. L’étude met en avant plusieurs faits intéressants : 73% des...

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