Content marketing: quand le buzz flatte notre cerveau
Sep24

Content marketing: quand le buzz flatte notre cerveau

Associer le content marketing et la théorie du “Fast and Slow thinking” n’est pas une idée récente. Plusieurs articles de qualité ont mis en avant l’importance de savoir alterner les contenus de fond et d’autres contenus plus “émotionnels” dans le but de susciter un engagement. En définitive, la question se pose : est-il vraiment nécessaire de mélanger information pertinente et appâts à clics pour exploiter au mieux sa plateforme ?   Système 1 / Système 2 : les deux vitesses de la pensée Derrière ce titre à la traduction française un peu lourde (le titre anglais “Thinking, fast and slow“, est beaucoup plus accrocheur) se cache le prix Nobel d’économie Daniel Kanheman, qui a théorisé l’idée de deux systèmes de pensée opposés après des décennies de recherche. Le système 1 est rapide, instinctif et émotionnel : c’est le système de l’automatisme, du subconscient. Le système 2, plus lent, plus réfléchi et plus logique : c’est le système de la conscience. Mais que se passe-t-il quand un site producteur de contenu décide d’appliquer cette théorie ? Existe-t-il du contenu “rapide” et du contenu “lent”, qui joueraient sur notre cerveau ? En mars 2014, Sam Petulla, un spécialiste du content marketing, s’est posé la question et a analysé la stratégie de Buzzfeed sur les réseaux sociaux. D’abord considéré comme un medium de seconde zone, Buzzfeed a rapidement crû au point de devenir la plateforme incontournable de partage… bien que la plupart du contenu qu’on y retrouve soit viral et rudimentaire, qui appelle plus à notre émotion qu’à notre logique. Bref, du contenu “rapide”. Mais parallèlement, Sam Petulla rappelle que Buzzfeed publie aussi du contenu “lent”, comme cet article sur les émeutes au Venezuela qui rassemble un nombre important de données factuelles. Ce type d’article ne peut pas être consommé immédiatement. Il requiert concentration, réflexion, effort… et peut également changer ou influencer notre vision d’une situation. Alors certes, le tout ressemble davantage à une gigantesque fiche de lecture à laquelle on aurait accolé des images qu’à un article de fond. Mais le résultat est au rendez-vous puisque Buzzfeed enregistre un trafic, un temps de consultation et une probabilité de retour de visiteurs très importante. Toutes les métriques appelées, selon les experts, à compter dans la “réussite” d’un site.  Source: Chartbeats Mais alors, faut-il définitivement embrasser cette tactique qui mélange les deux vitesses du contenu ? Pas si sûr.   Pourquoi l’exemple de Buzzfeed est trompeur Tout d’abord, si le focus accordé à Buzzfeed est trompeur, c’est parce qu’il s’agit d’un cas particulier et difficile à exporter. La technique du fast and slow thinking fonctionne car la plateforme a su l’intégrer pertinemment dans sa stratégie. L’objectif de BuzzFeed, comme son nom...

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Twitter vs Facebook: la guerre du contenu – Partie 1
Août22

Twitter vs Facebook: la guerre du contenu – Partie 1

Un nouveau chapitre est lancé dans la guerre entre Facebook et Twitter : celui de la guerre de l’information. Les réseaux sociaux, en concurrence pour le cœur des marques depuis quelques années, voient progressivement leurs routes diverger. L’un propose des informations parcellaires mais censées répondre aux attentes d’une communauté (Facebook). L’autre se targue d’une certaine forme d’exhaustivité, mais peut être difficile à utiliser et rend parfois le partage très complexe (Twitter). Demeure une question : quels réseaux et quelle stratégie pour quelles entreprises ? Partie 1 : La métamorphose de Facebook Le premier volet de cet article (en deux parties) se concentrera sur Facebook, qui a indubitablement connu une mutation plus profonde que Twitter. Au départ, Facebook était un réseau social censé connecter entre eux les utilisateurs (proches, amis, étudiants de la même promotion…). Le modèle économique de ce dernier se fondait alors sur l’utilisation de publicités ciblées, qui s’inséraient à l’intérieur même de notre fil d’actualité ou en marge du « mur » (c’est toujours le cas de nos jours). Pourtant, bien qu’il dispose d’une base solide de près d’un milliard d’utilisateurs, l’échec de la publicité sur Facebook fut sans appel – General Motors décida d’ailleurs en 2012 d’y mettre un terme. Chute de l'organic reach de Facebook Mais la descente aux enfers de Facebook ne s’arrête pas là. De l’aveu même des équipes dirigeantes, il y a eu une baisse substantielle de l’organic reach en 2014, ce que les digital gurus appelleront coquettement la "Reachpocalypse". L’ organic reach, c’est le nombre de personnes qu’une publication sur une page donnée peut atteindre de façon naturelle, sans avoir à payer quoi que ce soit. Déterminant dans la viralité du contenu, celle-ci s’est tellement effondrée en 2014 (en partie du fait de la politique de Facebook d’ailleurs), que l’intérêt de posséder une page pour Facebook a été remis en question pour de nombreuses entreprises. En réponse, le réseau a graduellement "muté" afin de trouver un modèle économique stable qui lui permettrait d’exploiter sereinement sa base utilisateurs et surtout, faire face à l’exode massif des jeunes (Américains et Européens) vers des plateformes plus « branchées » : SnapChat, Kik, WhatsApp, Youtube… ou la messagerie texte tout simplement !   Une nouvelle stratégie qui tient en deux mots : buzz et contenu Face au risque de devenir le nouveau Myspace (c’est-à-dire un réseau social vieux, obsolète, délaissé…), Facebook a changé radicalement son fusil d’épaule. Il ne va plus être cette plateforme qui connecte des gens mais celle qui connecte du contenu « personnalisé ». Un objectif clairement assumé que le mastodonte de la Silicon Valley présente en ces termes dans son nouveau statut (version américaine) : « La mission de Facebook est de donner aux gens le...

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