Twitter vs Facebook: la guerre du contenu – Partie 1
Août22

Twitter vs Facebook: la guerre du contenu – Partie 1

Un nouveau chapitre est lancé dans la guerre entre Facebook et Twitter : celui de la guerre de l’information. Les réseaux sociaux, en concurrence pour le cœur des marques depuis quelques années, voient progressivement leurs routes diverger. L’un propose des informations parcellaires mais censées répondre aux attentes d’une communauté (Facebook). L’autre se targue d’une certaine forme d’exhaustivité, mais peut être difficile à utiliser et rend parfois le partage très complexe (Twitter). Demeure une question : quels réseaux et quelle stratégie pour quelles entreprises ? Partie 1 : La métamorphose de Facebook Le premier volet de cet article (en deux parties) se concentrera sur Facebook, qui a indubitablement connu une mutation plus profonde que Twitter. Au départ, Facebook était un réseau social censé connecter entre eux les utilisateurs (proches, amis, étudiants de la même promotion…). Le modèle économique de ce dernier se fondait alors sur l’utilisation de publicités ciblées, qui s’inséraient à l’intérieur même de notre fil d’actualité ou en marge du « mur » (c’est toujours le cas de nos jours). Pourtant, bien qu’il dispose d’une base solide de près d’un milliard d’utilisateurs, l’échec de la publicité sur Facebook fut sans appel – General Motors décida d’ailleurs en 2012 d’y mettre un terme. Chute de l'organic reach de Facebook Mais la descente aux enfers de Facebook ne s’arrête pas là. De l’aveu même des équipes dirigeantes, il y a eu une baisse substantielle de l’organic reach en 2014, ce que les digital gurus appelleront coquettement la "Reachpocalypse". L’ organic reach, c’est le nombre de personnes qu’une publication sur une page donnée peut atteindre de façon naturelle, sans avoir à payer quoi que ce soit. Déterminant dans la viralité du contenu, celle-ci s’est tellement effondrée en 2014 (en partie du fait de la politique de Facebook d’ailleurs), que l’intérêt de posséder une page pour Facebook a été remis en question pour de nombreuses entreprises. En réponse, le réseau a graduellement "muté" afin de trouver un modèle économique stable qui lui permettrait d’exploiter sereinement sa base utilisateurs et surtout, faire face à l’exode massif des jeunes (Américains et Européens) vers des plateformes plus « branchées » : SnapChat, Kik, WhatsApp, Youtube… ou la messagerie texte tout simplement !   Une nouvelle stratégie qui tient en deux mots : buzz et contenu Face au risque de devenir le nouveau Myspace (c’est-à-dire un réseau social vieux, obsolète, délaissé…), Facebook a changé radicalement son fusil d’épaule. Il ne va plus être cette plateforme qui connecte des gens mais celle qui connecte du contenu « personnalisé ». Un objectif clairement assumé que le mastodonte de la Silicon Valley présente en ces termes dans son nouveau statut (version américaine) : « La mission de Facebook est de donner aux gens le...

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Web social: vers une prédiction des buzz?
Mar27

Web social: vers une prédiction des buzz?

Le buzz est une vieille obsession de beaucoup de communicants sur les réseaux sociaux : l’objectif à atteindre, le Saint Graal digital. L’obsession est telle que chaque expert a son mot à dire, son conseil clef, sa liste de points à respecter pour que le plomb se transforme en or. Pourtant, chacun s’accorde à dire que le buzz n’est pas une science exacte, et que le hasard a sa part à jouer dans le succès d’une campagne sur le Web social. Mais est-ce certain? Un groupe de chercheurs s’est demandé s’il n’existait pas de formule secrète qui permettrait de tomber juste à chaque fois. Le phénomène de la cascade Comparant le phénomène de partage en ligne de masse à celui d’une cascade, qui s’élargit et grandit à mesure qu’elle s’écoule, l’équipe a souhaité répondre à trois questions basiques : Jusqu’à quel point la croissance d’une « cascade » peut-elle être anticipée ? Est-ce que les petites et les grandes « cascades » peuvent être anticipées ? Peut-on cartographier la forme et la structure d’une « cascade » ? Malgré les limites de l’exercice, que les universitaires reconnaissent bien volontiers, ces derniers ont fait plusieurs trouvailles, d’intérêt variable. Outre des déclarations sommes toutes très classiques (le taux de partage augmente en fonction du type de contenu, de l’émetteur originel, des influenceurs, de la date ou de la plateforme utilisée pour diffuser l’information), les chercheurs ont néanmoins fait une trouvaille intéressante. Le « buzz » semble obéir à une logique exponentielle. Concrètement, un message partagé 25 fois a plus de chances de doubler que si le message a été partagé 5 fois. Et ainsi de suite. De sorte qu’une base forte est la condition sine qua none si l’on souhaite réussir à mener une campagne « virale ». A partir de là, une fois le mouvement lancé, les universitaires ont été capables d'établir avec une certaine précision comment l'information allait se transmettre et évoluer une fois initiée. Ils ont donc réussi (à moitié) leur pari. Si cette découverte est intéressante, l’exercice n'en demeure pas moins artificiel : le buzz, puissance de frappe médiatique des social media, ne peut être un objectif en soi (pour la simple raison qu’1 million de vues n’est pas forcément synonyme d’un retour sur investissement). Avant de multiplier les actions de partage, la mise en place d’une stratégie touchant un objectif supérieur (la mise en contact avec des influenceurs, le renforcement ou la pénétration d’une communauté en particulier) est préférable pour que les efforts déployés soient à la mesure des gains… Vous souhaitez nous consulter pour plus d’information ? Cliquez...

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