Réputation: les bad buzz nous font-ils oublier l’essentiel?
Déc03

Réputation: les bad buzz nous font-ils oublier l’essentiel?

Une crise sur les réseaux sociaux nuit-elle forcément à la réputation d’une marque ? Cette interrogation est de plus en plus prégnante à l’heure où le bad buzz devient instrumentalisé, où les indignations sur les réseaux sociaux n’aboutissent pas forcément à des actions bien concrètes. En réalité, deux temps s’affrontent sur le Web social : le temps court des crises et le temps long de l’influence. L’instantanéité : un mythe discutable Il est communément admis qu’Internet est le domaine de l’instantané. Qu’une crise sur les réseaux sociaux peut se déclencher et se répandre comme une traînée de poudre. Que face à cette crise, il faut faire preuve d’une réactivité égale. Cela est en partie vrai. Pour autant, les dangers des crises sur le Web semblent parfois exagérés pour un observateur non-initié. Des likes peuvent-ils réellement défaire une entreprise ? Un produit peut-il être miné par des commentaires sur le Web ? Pour certains chefs d’entreprises ou cadres peu familiers de la culture Web, il est difficile de discerner le vrai du faux. Où se trouve la réalité ? Dans les cas bien réels qui démontrent de la puissance du Web – comment ne pas penser immédiatement à l’iconique affaire Nestlé ? Ou dans ceux, beaucoup plus triviaux, d’une indignation passagère sur Twitter dont les conséquences dans la vie réelle semblent inexistantes – comme la pub de Perrier ? Bien que ses conséquences soient souvent mésestimées, la crise sur le Web social semble être devenue un épouvantail. Avec l’avènement de l’instantané comme temps-étalon, les marques se sont vues confrontées au “bad buzz”, que ce dernier soit instrumentalisé ou non (ce que Nicolas Vanderbiest qualifie d’artefact de communication, c’est-à-dire un “prétexte matériel ou immatériel qui sert d’appât pour la presse dans un but de visibilité“). L’instant est devenu le temps privilégié des crises dont certaines n’ont en définitive qu’un impact réel discutable car souvent analysé à l’aune du nombre de retweets, de likes ou toute autre métrique de partage. Pour autant, les conséquences peuvent ne pas aller plus loin que quelques clics. Il suffit de constater le nombre d’évènements qui se produisent chaque mois. De s’arrêter sur l’importance démesurée attribuée aux “crises” dans les articles spécialisés. Las, une indignation semble aujourd’hui en chasser une autre, et l’on navigue souvent d’une critique superficielle à l’autre, du sexisme à l’antisémitisme, avec des impacts sur le long terme nuls ou maîtrisés.   Perrier est allé jusqu’au bout de l’exercice avec ses allusions sexuelles qui ont déclenché un bad buzz Dès lors, comment discerner la crise majeure de la simple maladresse communicationnelle ? Faut-il comparer les remous causés par les suites de l’enquête Cash Investigation sur les smartphones et le plus récent bad buzz, orchestré...

Lire la suite
Des robots pour soutenir #jesuisparisienne ?
Sep09

Des robots pour soutenir #jesuisparisienne ?

Le bad buzz relatif au hashtag #jesuisparisienne aura fait couler beaucoup d’encre… Au risque d’occulter des aspects plutôt étranges liés à la viralité du buzz. Notamment le fait qu’une part (certes faible) du trafic a été alimentée… par des robots. Le 25 août 2014 en fin d’après-midi, un tweet de @zeparisienne, auteure du blog “The Parisienne “, s’insurge contre Le Parisien, qui l’assigne en justice pour avoir utilisé comme nom de blog un intitulé trop proche de sa marque protégée “La Parisienne”, qui correspond à un magazine du quotidien. @ze_parisienne maitrise très bien les codes de Twitter, et a immédiatement utilisé un hashtag dédié pour sa “campagne” #jesuisparisienne. L’idée étant de fédérer autour d’elle pour dénoncer la protection jugée abusive de la marque “La Parisienne”, et le caractère procédurier du Parisien. Une pétition de soutien avec plusieurs milliers de signatures a d’ailleurs été lancée. Avec près de 15 000 tweets sur le sujet en 48h, @le_parisien a bien été forcé de répondre, même si tous les twittonautes ne soutenaient pas @zeparisienne. Dans tous les cas, un contact a été établi après cette “démonstration de force” de @zeparisienne, qui a réussi un très joli buzz sur cette affaire. Nicolas Vanderbiest a ainsi réalisé une très intéressante analyse de la propagation de ce bad buzz, qui est pour ainsi dire un cas d’école sur le sujet. Nous vous invitons vivement à lire son article d’ailleurs, très complet et didactique, une référence du genre ! Détection d’une anomalie dans les tweets #jesuisparisienne La présente analyse s’intéresse à une anomalie, repérée via la cartographie de l’ensemble des tweets sur le sujet qui ont été envoyés dans les premières 48h.  En utilisant le logiciel Gephi, après extraction des données via Visibrain, on obtient une carte représentant les liens de mentions autour de #jesuisparisienne, la taille des nœuds (qui représentent les comptes Twitter) étant fonction du nombre de fois qu’ils sont mentionnés (RT ou cités) par d’autres twittonautes. Les couleurs sont attribuées en fonction de la proximité des comptes Twitter détectés par le logiciel : un groupe de twittonautes qui va discuter d’un sujet, ou un ensemble de comptes isolés qui reprennent le même tweet vont former une communauté. Si, logiquement, @zeparisienne et @le_parisien se détachent du lot, on constate qu’un compte Twitter (que nous baptiserons “Mr XFr”) semble également être beaucoup repris. Néanmoins, la communauté auquel il appartient (en vert clair) apparait plutôt isolée par rapport aux autres. Comprenez par cela que sa communauté est composée de comptes Twitter individuels qui ont tous repris un ou plusieurs de ses tweets, sans pour autant interagir entre eux. Pour vérifier cette hypothèse, on va effectuer un calcul de proximité : Gephi peut...

Lire la suite
Comment défendre sa réputation : une question de confiance
Juin26

Comment défendre sa réputation : une question de confiance

Avoir une bonne réputation est-elle une fin en soi ? Bien que nous pensons qu'il soit indispensable pour une entreprise de tout mettre en oeuvre pour avoir la meilleure réputation possible, la réputation ne reste qu'un "moyen" et non un "objectif". Derrière les enjeux de réputation apparaîssent un objectif vital : la "confiance". La confiance est au coeur de l'ensemble des relations qui rythment les sociétés : confiance dans l'entreprise pour y investir, dans ses produits pour les acheter, dans ses valeurs pour y adhérer, dans ses collaborateurs et partenaires pour y travailler… Au-delà de la réputation, c'est bien la confiance que doivent gagner les entreprises auprès de leurs parties prenantes. La revue Constructif nous a sollicités pour participer à son dernier numéro traitant de la "Criminalité économique : quelles parades ?" (n° 38 – juillet 2014) . Il s'agissait d'aborder les atteintes à la réputation des entreprises et comment ces dernières peuvent s'en prémunir. Il convient de saluer la vision globale de cette revue qui aborde les risques de l'entreprises sous de nombreux angles complémentaires. Lire l'article complet Défendre sa réputation : une question de confiance ​Vous souhaitez nous consulter pour plus d’information ? Cliquez...

Lire la suite