Prendre la parole avec pertinence pour une communication durable

La caractéristique principale de la diplomatie d’affaire, comme nous la concevons à Diplomatie Digitale, est la capacité qu’a un acteur du monde économique et sociétal (qu’il s’agisse d’entreprises, de fédérations, d’associations, de groupements d’intérêts etc.) de générer et d’entretenir des relations avec les parties prenantes qui impactent directement sa sphère d’activité et qui composent l’écosystème dans lequel il évolue : développer une communication durable.

Bien que communément admis par les structures marketing et communicationnelles, initier de telles discussions se révèle être un exercice particulièrement subtil lorsque l’entité économique décide d’adopter une logique d’interactions et non de simple communication. S’adapter aux codes de ses interlocuteurs afin de nouer le dialogue est pourtant un comportement plus pertinent que la simple émission de messages. Pour ce faire, et plus que de promouvoir une marque, un produit, un service, une image ou une valeur, il est nécessaire pour l’entité de comprendre et de connaître ce qui anime et intéresse ses interlocuteurs pour naturellement s’intégrer dans leurs conversations.

Aujourd’hui, la somme des discussions (au sens de la quantité d’information rendue disponible par les multiples prises de parole) est sans cesse croissante du fait de l’évolution des modes de communication et notamment de l’installation pérenne du Web 2.0 (qu’il s’agisse de ses outils ou de son utilisation). Les avis, idées, commentaires, opinions se sont multipliés (vidéos, tweets, articles etc.) et peuvent prendre l’apparence d’un ensemble chaotique protéiforme, mouvant et instable.

Pourtant, cette grande masse de discussions a fait l’objet d’une analyse de la part des experts de Brunswick. Pour ces derniers, cette augmentation des conversations, formant un grand « bruit » toujours croissant ne signifie pas pour autant l’élargissement du périmètre des discussions. Au contraire, toute prise de parole, hors web inclus, peut être catégorisée parmi une ou plusieurs des 11 grandes thématiques de conversation clairement identifiées par Brunswick. Au sein de ces grandes sphères conceptuelles, des sujets d’actualité, parfois brûlants, discutés, partagés, émergent naturellement et peuvent être transverses à plusieurs grands thèmes.

Mais pour Brunswick, il n’y a jamais de révolution, ces 11 grands concepts restent au nombre de 11 et seules les conversations et prises de parole affiliées varient, que ce soit en valeur ou en volume, en fonction de l’actualité des sujets traités (« Where the heat is may change over time but the big conversations stay the same »).

Par conséquent, le véritable enjeu pour l’entité économique est de construire, de bâtir une légitimité durable par rapport à un ou plusieurs thèmes globaux et pertinents auxquels son activité se rattache. Par ce moyen, la prise de parole de l’acteur économique, sa participation à une discussion appartenant à ce thème est justifiée et devient même recherchée. Le fait de s’exprimer sur ce qui touche à son essence nécessite donc une véritable réflexion afin de décliner son identité en prise de parole réfléchie et durable. Dans cette optique, la course aux likes, aux clics, aux followers, au volume apparait comme vaine, futile, intangible et éphémère. Plus que de chercher à se faire remarquer, l’enjeu est véritablement d’être perçu comme pertinent car la reconnaissance vient de l’utilité.

11 conversations from Brunswick

 

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