55 manières de travestir la réalité

Internet est un terrain privilégié pour les entreprises pour créer des relations avec leurs parties prenantes comme le fait la clinique de Cleveland. Il peut également être un terrain d’affrontement où les marques sont prises à partie. Dans cette confrontation, la vérité n’est pas toujours respectée et l’information parfois manipulée.

Le site Information Is Beautiful a répertorié dans une infographie 55 types d’arguments fallacieux classés en six grandes familles

  • le recours au rationnel
  • le recours à l’émotion
  • la déduction erronée
  • la manipulation du contenu
  • la déformation de la relation cause-conséquence
  • l’attaque

Voici pour chaque catégorie, un exemple de manipulation de l’information :

  • le recours à l’autorité : il s’agit d’avoir recours à un ou plusieurs « experts ». Ce principe est le même que celui utilisé dans les publicités pour les cosmétiques ou de produits d’hygiène dans lesquelles pour rendre les arguments publicitaires plus crédibles, ils sont assénés par un « expert » en blouse blanche.
  • le recours à la pitié : faire appel à la pitié du lecteur comme par exemple, « cet ancien dictateur est un homme  âgé et mourant. Il n’est pas normal de le traduire en justice pour ces délits présumés ».
  • la généralisation prématurée : il s’agit de tirer une conclusion générale à partir d’un petit échantillon. Ainsi « une femme vient de me couper la route, les femmes ne savent pas conduire ».
  • la manœuvre de diversion : l’objectif est de détourner à l’attention et de noyer le poisson en introduisant une digression qui n’a rien à voir avec l’argumentation comme le décrit Schopenhauer dans “L’Art d’Avoir Toujours Raison” : « Par exemple, j’ai loué le système chinois où la transmission des charges ne se faisait pas entre nobles par hérédité, mais après un examen. Mon adversaire avait soutenu que le droit de naissance (qu’il tenait en haute opinion) plus que la capacité d’apprentissage rendait les gens capable d’occuper un poste. Nous avons débattu et il s’est trouvé dans une situation difficile. Il a fait diversion et déclaré que les Chinois de tout rang étaient punis par la bastonnade, et a fusionné ce fait avec leur habitude de boire du thé afin de s’en servir comme point de départ pour critiquer les Chinois. Le suivre dans cette voie aurait été se dépouiller d’une victoire déjà acquise. »
  • post hoc ergo propter hoc : cette locution latine  signifie « à la suite de celà, donc à cause de celà » et désigne une argumentation fallacieuse selon laquelle puisque deux évènements se suivent, l’un est la conséquence de l’autre. Par exemple, une famine s’est déclarée après le passage d’une comète, c’est donc la comète qui est responsable de la famine.
  • ad hominem  (à l’homme) : il s’agit de mettre de côté l’argumentation et de s’attaquer à l’émetteur (ses propos passés, ses engagements…). Ainsi, une personne vantant les mérites des transports en commun pourra être attaquée sur le fait qu’elle ne les utilise pas et qu’elle ne se sert que de sa voiture.

Les différents types d’arguments listés par Information Is Beautiful nous montrent l’étendue de la rhétorique dont nous pouvons être victimes. Et vous, avez-vous déjà détecté des arguments fallacieux sur des sites internet ? Discutez-en avec nous sur Twitter.

Vous souhaitez nous consulter pour plus d’information ? Cliquez ici.

Tags :

Nous suivre :
  • S’abonner à notre flux RSS
  • Partagez ce post sur

    55 manières de travestir la réalité

    1