Pourquoi les acheteurs se tournent vers le Web social
Avr02

Pourquoi les acheteurs se tournent vers le Web social

Une étude menée par un centre de recherche sur le marketing démontre que les acheteurs préfèrent désormais se tourner vers du contenu publié par des experts du Web pour les aider dans leurs prises de décisions. La publication s’est focalisée sur les méthodes de sourcing, de partage et de curation de 352 acheteurs, tous continents confondus. Le résultat démontre l’importance d’internet et du Web social dans les recherches préalables aux ventes mais également après le contrat, dans le cadre d’achat d’options/services supplémentaires.   Soif d’analyse Ce qui intéresse plus particulièrement les acheteurs se révèle être le contenu analytique, objectif et factuel. Plus intéressant, les contenus les plus appréciés sont ceux qui sont publiés par des tiers – un résultat qui démontre l’importance des avis analytiques et non encartés, qui s’extraient du seul discours technique et commercial d’une entreprise. Autre découverte de l’étude, la communication et les échanges aidant à la vente se regroupent dans des « cercles » informels de partage de l’information : L’étude détermine 3 cercles majeurs, dont les appellations sont issues du management : From the « top down », les informations qui sont diffusées par les décideurs ou la direction, From « bottom up », les informations diffusées par les juniors, jeunes actifs, From the « middle-out », le contenu provenant des corps « intermédiaires », qui partagent du contenu plus « opérationnel », à la fois technique et qualitatif. D’autres résultats valent également la peine d’être mentionnés : La subjectivité dans les analyses est à bannir : les acheteurs vont préférer des faits et des analyses basées sur des données, Les 5 types de contenus les plus recherchés incluent : les sondages ou études sectorielles, les détails techniques sur des produits ou des solutions, les avis ou recommandations d’analystes, souvent financiers, les publications d’experts fondées sur des données précises et les contenus publiés par des sources externes, Les acheteurs veulent du contenu concret qui leur permet de mieux identifier les bonnes pratiques, d’établir un benchmark et d’établir un planning stratégique qui leur permettra de hiérarchiser besoins et priorités, Le contenu a un impact durable : le contenu a un rôle clef dans le cadre d’achats d’options ou de services supplémentaires. Une majorité (86%) se concentre ainsi sur le contenu digital pour identifier des produits additionnels. Une étude qui met donc le content marketing à l'honneur. Le rapport complet en anglais est disponible ici.   Vous souhaitez nous consulter pour plus d’information ? Cliquez...

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Web social: vers une prédiction des buzz?
Mar27

Web social: vers une prédiction des buzz?

Le buzz est une vieille obsession de beaucoup de communicants sur les réseaux sociaux : l’objectif à atteindre, le Saint Graal digital. L’obsession est telle que chaque expert a son mot à dire, son conseil clef, sa liste de points à respecter pour que le plomb se transforme en or. Pourtant, chacun s’accorde à dire que le buzz n’est pas une science exacte, et que le hasard a sa part à jouer dans le succès d’une campagne sur le Web social. Mais est-ce certain? Un groupe de chercheurs s’est demandé s’il n’existait pas de formule secrète qui permettrait de tomber juste à chaque fois. Le phénomène de la cascade Comparant le phénomène de partage en ligne de masse à celui d’une cascade, qui s’élargit et grandit à mesure qu’elle s’écoule, l’équipe a souhaité répondre à trois questions basiques : Jusqu’à quel point la croissance d’une « cascade » peut-elle être anticipée ? Est-ce que les petites et les grandes « cascades » peuvent être anticipées ? Peut-on cartographier la forme et la structure d’une « cascade » ? Malgré les limites de l’exercice, que les universitaires reconnaissent bien volontiers, ces derniers ont fait plusieurs trouvailles, d’intérêt variable. Outre des déclarations sommes toutes très classiques (le taux de partage augmente en fonction du type de contenu, de l’émetteur originel, des influenceurs, de la date ou de la plateforme utilisée pour diffuser l’information), les chercheurs ont néanmoins fait une trouvaille intéressante. Le « buzz » semble obéir à une logique exponentielle. Concrètement, un message partagé 25 fois a plus de chances de doubler que si le message a été partagé 5 fois. Et ainsi de suite. De sorte qu’une base forte est la condition sine qua none si l’on souhaite réussir à mener une campagne « virale ». A partir de là, une fois le mouvement lancé, les universitaires ont été capables d'établir avec une certaine précision comment l'information allait se transmettre et évoluer une fois initiée. Ils ont donc réussi (à moitié) leur pari. Si cette découverte est intéressante, l’exercice n'en demeure pas moins artificiel : le buzz, puissance de frappe médiatique des social media, ne peut être un objectif en soi (pour la simple raison qu’1 million de vues n’est pas forcément synonyme d’un retour sur investissement). Avant de multiplier les actions de partage, la mise en place d’une stratégie touchant un objectif supérieur (la mise en contact avec des influenceurs, le renforcement ou la pénétration d’une communauté en particulier) est préférable pour que les efforts déployés soient à la mesure des gains… Vous souhaitez nous consulter pour plus d’information ? Cliquez...

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KPI sur internet : du clic au web de l’attention
Mar21

KPI sur internet : du clic au web de l’attention

Le magazine américain Time a récemment publié un article de Tony Haile, PDG de Charbeat, une société spécialisée dans la mesure d’audience. Dans cette chronique, l’auteur rappelle que le « clic » est la principale unité de mesure sur le web. Ainsi, un site internet mesurera sa popularité au nombre de ses visiteurs, c’est-à-dire au nombre de personnes qui d’une manière ou une autre (moteur de recherche, lien sur Facebook, article partagé par email…) ont cliqué pour arriver sur le site, et au nombre de pages vues. De même, l’une des manières de faire payer la publicité en ligne est le coût au clic : l’annonceur paie à chaque fois que l’internaute clique sur la publicité (bandeau, lien sponsorisé…). Or fait remarquer Tony Haile, cet indicateur a ses limites et donne une image faussée de ce que font les internautes en ligne. D’après son expérience, les internautes cliquent mais ne lisent pas forcément les articles sur lesquels ils ont cliqué. Ainsi 55% des internautes passent moins de 15 secondes sur une page. Par ailleurs, nous avons tendance à confondre partage et attention. En moyenne, un article lu par 100 personnes est partagé 8 fois sur Facebook et 1 fois sur Twitter.  Ce n’est pas parce qu’un article est très partagé qu’il aura plus d’attention et sera plus lu comme le montre le graphique ci-dessous.   Source: Tony Haile – Charbeat   De fait, nous sommes en train de passer d’une culture du clic à un web de l’attention : le nombre de clics doit être nuancé et complété par d’autres indicateurs comme le temps passé sur une page, le nombre de visiteurs qui reviennent sur le site, le nombre de visiteurs qui lisent plus d’une page du site… Et vous, si vous avez un site internet, quels indicateurs utilisez-vous ? Discutez-en avec nous sur Twitter.   Vous souhaitez nous consulter pour plus d’information ? Cliquez...

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Slacktivisme: effets pervers des media sociaux
Mar07

Slacktivisme: effets pervers des media sociaux

Il y a quelques temps, nous avions abordé la notion de slacktivisme, ou activisme paresseux qui illustrait les limites de l’engagement humanitaire digital. Nous expliquions que la mobilisation apparente du public envers des causes civiques et caritatives sur les réseaux sociaux ne garantissait pas le succès en termes de dons. Au contraire, la réussite d’une campagne de communication sur ces media sociaux semble paradoxalement nuire à la collecte de fonds, notamment comparé avec les sollicitations directes par emails par exemple. Cette thèse semble se confirmer avec la récente étude The Structure of Online Activism parue dans la revue Sociological Science et réalisée par Kevin Lewis, Kurt Gray et Jens Meierhenrich. Le propos des auteurs est similaire à ce qui avait déjà été observé. L’intérêt particulier de cette étude réside dans l’étude du cas proposé, à savoir la page Facebook consacrée à la cause du Darfour. Les auteurs indiquent qu’en réalité, la plupart des membres de cette page n’ont pas réussi à mobiliser d’autres personnes à rejoindre la page, et n’ont pas non plus transcrit leur volontarisme numérique en donation monétaire réelle. L’étude indique qu’en l’occurrence, cette mobilisation sur Facebook relève davantage de l’illusion humanitaire que d’une réelle manifestation de volontarisme engagé. Une des explications relève d’un trait sociologique mis en évidence dans le phénomène bien connu du passager clandestin (théorisé par Mancur Olson dans La logique de l’action collective même si le contexte de ses travaux était différent). L’individu s’imaginant que la collectivité (au sens : les autres mais pas moi) agira pour faire progresser la cause, il aura tendance à relâcher son implication. Un autre élément d’explication pourrait être intrinsèquement lié aux réseaux sociaux eux-mêmes. Une autre étude, The Nature of Slacktivism, a observé que les membres d’un groupe public Facebook sont moins enclin à participer à la vie du mouvement civique que les membres d’un groupe privé. L’élément clef est ici que la participation à un groupe privé n'est pas affichée au vu et au su de la communauté de l'individu. L’effet vitrine étant ainsi moindre, les participants sont donc animés d’une motivation réelle et non par l’envie de paraitre tournés vers des causes humanitaires. Toutefois, il reste difficile de mesurer les effets positifs réels de la médiatisation importante d’une cause humanitaire : prise de conscience par des communautés « périphériques », attention générée par un succès en termes de communication etc. En outre, une autre limite à ce genre d’étude réside dans la possibilité que l’apparente indolence des participants online soit contre balancée par un réel engagement offline. Derrière ces résultats se posent à nouveau la question de la durabilité de la communication sur les réseaux sociaux. Et cela rejoint...

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Starbucks : développer et renforcer la relation client grâce au mobile
Mar03

Starbucks : développer et renforcer la relation client grâce au mobile

Le magazine américain Forbes a publié il y a quelques jours un article sur le paiement par mobile, l’une des tendances lourdes dans le digital. Alors que de nombreuses entreprises comme Google, Ebay ou Apple se positionnent sur ce créneau, Starbucks est cité en exemple. L’application de l’entreprise de salons de café est l’une des applications les plus utilisées aux Etats-Unis avec plus de 5 millions de paiements effectués chaque semaine. Le chiffre d’affaire généré par le paiement par mobile aurait représenté plus d’un milliard de dollars en 2013 selon le Yankee Group. Même si Starbucks a décidé de ne pas utiliser les dernières technologies en date comme le paiement sans contact via une puce NFC (l’application actuelle génère un code barre qui est scanné lors du paiement), l’entreprise a cherché à aller au-delà du paiement. L’application est aussi un moyen pour l’entreprise de réaliser des opérations de marketing direct et de fidéliser ses clients. Ainsi, la carte de fidélité du client est couplée à l’application. En collectionnant des étoiles, le client gagne des boissons gratuites et des réductions. Tout aussi important, l’entreprise envoie régulièrement des gratifications à ses clients comme des chansons gratuites ou des livres électroniques ; de quoi maintenir le lien et renforcer le positionnement de la marque autour de l’ambiance et du moment agréable passé dans leurs établissements. D’autres utilisations sont possibles et non mentionnées dans l’article : comprendre le comportement des consommateurs, les cafés préférés, l’impact de promotions… Les utilisations semblent très nombreuses et nécessiteront sûrement de maîtriser les données et le big data. Un futur challenge sur Kaggle ? Vous souhaitez nous consulter pour plus d’information ? Cliquez...

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Structuration des conversations sur Twitter : élaboration d’une nomenclature
Fév24

Structuration des conversations sur Twitter : élaboration d’une nomenclature

Nous avons évoqué les 11 grandes thématiques des conversations théorisées par l’agence de communication Brunswick et qui représentent la somme globale de toutes les prises de parole : environnement, santé, sécurité, économie etc. Le volume de chaque thème peut varier en fonction de l’actualité mais la classification de ces grandes catégories reste inchangée. Récemment, c’est la structure même des conversations, notamment via Twitter, qui a été étudiée par le Pew Research Center (qui se qualifie de fact tank, tourné vers l’étude de la société américaine) et la Social Media Research Foundation (organisation également américaine, dédiée à la recherche et au traitement de données issues des media sociaux). Les chercheurs ont utilisé le logiciel, NodeXL, de la Social Media Research Foundation, qui leur a permis de compiler des milliers de données telles que les followers, hashtags, mots clefs, noms d’utilisateurs etc. issus d’un grand nombre de conversations Twitter. Les chercheurs mettent en avant plusieurs limites afin de contextualiser leurs travaux : les données compilées sont limitées à la langue anglaise, aux tweets publics et à un certain horizon temporel. Par ailleurs, les utilisateurs de Twitter ne représentent qu’une fraction des utilisateurs d’Internet qui eux même ne représentent qu’une partie de la population. Après avoir étudié des milliers de conversations, les auteurs du rapport mettent en lumière six structures conversationnelles relativement récurrentes : Divisées: deux groupes sont opposés sur un sujet commun. Chaque groupe est uni mais ne vas pas forcément chercher la discussion avec l’autre groupe. Ex : discussions politiques, économiques etc. Les deux groupes ont leurs propres sources d’information, utilisent des hashtags spécifiques, etc., Unifiées : les membres de cette communauté sont fortement liés entre eux et peu de ses membres se retrouvent isolés. Ex : discussions professionnelles, sur des hobbies type sport, musique etc. Les références informationnelles sont communes et partagées, Fragmentées : les individus prenant la parole dans ce type de discussions sont tournés vers un sujet commun mais ne s’adressent que peu la parole entre eux. Ex : discussion sur une célébrité, une marque etc. Plus le volume de conversations sur un tel sujet est important, moins les commentateurs sont connectés entre eux car trop ventilés, Groupées : discussions sur des sujets qui favorisent l’émergence de petites communautés indépendantes. Ex : discussions sur des éléments locaux, ou sur des subdivisions de sujets plus importants. Ces communautés dispersées ont leurs propres sources d’information, Tournées vers la diffusion : discussions principalement composées de retweets, les acteurs de ces conversations n’ont pas beaucoup d’interactions entre eux. Ex : retweets d’informations issues des media fortement suivis. Ce genre de structure forme une sorte de caisse de résonnance et favorise une large diffusion des informations primaires, Favorisant l’attraction : discussions au cours desquelles les prises...

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